DAPHNIS et ALCIMADURE

Un opéra en occitan a la cour du roi Louis XV

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Intrigue amoureuse sur un air de pays

L’opĂ©ra raconte l’histoire du pĂątre Daphnis, amoureux de la jeune Alcimadure, celle d’un amour déçu : la belle ne croyant pas Ă  la sincĂ©ritĂ© des sentiments du berger. Mais le jeune homme peut compter sur le soutien de Janet, le frĂšre d’Alcimadure. Celui-ci va dĂ©ployer tout un stratagĂšme pour prouver Ă  sa sƓur l’authenticitĂ© de l’amour de Daphnis.

L’action se dĂ©roule dans une Arcadie toulousaine, elle se situe dans la forĂȘt de Bouconne au Nord de Toulouse.

Maquettes de décors de Jean Hugo

Tradition litérraire des jeux floraux

LA PREMIÈRE SÉANCE DES JEUX FLORAUX,
Jean-Paul Laurens,
Salle des illustres au Capitole de Toulouse, ville de Toulouse, région Midi-Pyrénées (France)

En prologue, nous trouvons une Ɠuvre en français de l’abbĂ© Claude Henri FusĂ©e de Voisenon (1708-1775), Les Jeux floraux. Cet abbĂ© de cour ne parlait pas l’occitan. Il est toutefois intĂ©ressant de noter sa connaissance de l’univers de l’AcadĂ©mie des Jeux Floraux de Toulouse, du ConsistĂČri del Gai Saber et de sa mythologie. Y est ainsi Ă©voquĂ©e ClĂ©mence Isaure, fondatrice mythique de la compagnie des Jeux Floraux, fondĂ©e en 1323, dans le but de maintenir la poĂ©sie des troubadours et devenue AcadĂ©mie royale en 1694.

Une adaption d'une fable de La Fontaine

[VIGNETTE, FUMÉ POUR L’ILLUSTRATION DE : LA FONTAINE, JEAN DE, «FABLES», «DAPHNIS ET ALCIMADURE»]   :   [ESTAMPE]   ([FUMÉ]) Gustave DorĂ©, 1868, 1 est. : gravure sur bois ; 8 x 16,5 cm (im.). BibliothĂšque nationale de France, dĂ©partement Estampes et photographie, FOL-DC-298 (J, 1)DAPHNIS ET ALCIMADURE : [ESTAMPE] ([TIRÉ À PART])
Gustave Doré, Pannemaker-Doms, 1868, 1 est. : gravure sur bois ; 23,6 x 18,7 cm (tr. c.) BibliothÚque nationale de France, département Estampes et photographie, FOL-DC-298 (J, 1)

Mondonville emprunte son sujet Ă  une Fable de La Fontaine, celle du Livre XII de 1694, mais il change la fin tragique, celle de la disparition des protagonistes, pour une fin heureuse oĂč ils se marient.

Une pastorale languedocienne

Daphnis et Alcimadure est revendiquĂ© par Mondonville comme “pastorale languedocienne” : le genre de la pastorale est alors trĂšs en vogue Ă  la cour.