La langue de Calbet


Entre 1929 et 1948, Théodore Calbet a écrit 75 poèmes en français ainsi que 40 poésies et un conte en occitan.

Au fil de ses poèmes, l’instituteur loue les vertus de la ruralité qu’il affectionne tant ou la nostalgie du temps passé. La thématique martiale n’est pas en reste et cela ne surprendra personne que dans ce contexte de la Seconde Guerre mondiale, troisième conflit contre l’Allemagne depuis sa naissance, les sujets connexes (tels que l’honneur, la bravoure, les armes, le mal du pays, etc.) occupent une part considérable de ses centres d’intérêts.
Regroupant l’épopée napoléonienne, la grandeur de la France et les conflits armés contemporains, ces thèmes sont autant de sujets qu’il aborde pour mettre en exergue des valeurs qu’il associe intimement à la langue de ses grands-parents.

Ces liens d’affection profonde pour sa famille, la langue et les objets se tissent ainsi en une tresse prenant la forme de poèmes refuges de ses passions.

Les objets de la collection résonnent ainsi en deux endroits, dans le musée et dans les poésies, nous invitant à penser que l’instituteur honoraire a non seulement conscience de l’urgence de la transmission de sa langue d’Òc mais aussi des objets qui y sont dans son esprit et son coeur associés et pareillement menacés, ceux de son terroir, de son enfance, de sa famille.


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